Patrick DuquocSelon Patrick : Au service des mots depuis quelques années, j'ai pris depuis 2003 un chemin plus large et plus spécialisé grâce à l'appel qu'un texte à fait germer en moi, depuis je joue de la déstructuration et de la dissociation du langage, en cassant les structures classiques mais en conservant la musicalité et le souffle. Tout thème est basé sur l'ombre de mes abysses où naissent quand même parfois quelques grains de lumière, tout est né hors de moi, d'une enfance sans but et sans raison, homme avec une mémoire de dentelle où les trous me font tourner fou quand je me rends compte du vide natif. "D'une encre de cendres comme celle primale, d'une mine du charbon le plus sombre, du chaos de la nuit est quand même née la lumière, et à l'ide antique s'en parsèment quelques uns dans mes textes de ces grains de lumière dans une nuit sans fond... Pant. Quatre petites lettres. Timides. Discrètes. Recroquevillées. Un A et un N pelotonnés dans les bras d'un P et d'un T. Coquille vide/ vidée/ sous vide ? Surtout aVide. Coquille creuse qui a faim et qu'une fin dévore. Sa faim/ fin, c'est l'écriture. Carnassière, mortelle,cette faim/ fin est une suite. Tel est le sens des deux premierspan(t)s de ce recueil. La fin comme suite, comme fuite : « la fuite/ ou l'enfer/ la fin/ ou l'envers », dit-il. Un envers infernal qui n'est rien d'autre que les profondeurs de son être. Pant retourne sa peau comme on retourne une peau d'orange ; il se considère de l'intérieur. Tout est blanc. Page vierge,et pourtant il faut y voir des émeraudes : « et tout habillé de vert,je m'effeuille de soupir ». Emilie Notard, préface à son recueil Ecri'T's dans la nuit et g'R'ains de lumière" Site perso Arts/Chamanisme Petit nouveau dans l'art de la littérature .. |